Hana-Rebecca Bolkonski

Portfolio

Toutes les catégoriesDevineressesFigures religieusesHéroïnes romancéesMagical GirlsMonde flottantNymphesPortraits
Malá mořská víla

Photo : Charlotte Skurzak

Stylisme : Clara Maeda

Coiffure : Le Mouton noir

La Veuve noire
Lune.s ~ Sarasvatî
Lune.s ~ Isis
Lune.s ~ Proserpina
Jour, ô scandale !

Photo : Charlotte Skurzak

Maquillage et stylisme : Angeline Bertron

Ciel menteur, avec tes pierres aériennes,
tu me dis : « C’est impossible »,
tu ne sais dire que cela,
ô ciel, robe des suicidés.

René Daumal

Mes ciels de mai sont vos ciels d'avril

Photo et stylisme : Vivienne Mok

À la faveur de la nuit

Ombres et dessin sur corps : Délicate Distorsion

Photo : Alexandra Banti

Sens dessus dessous
Carrousel du Louvre

Photo : Tsubomi photo studio

Kimono et accessoires : Tamao Shigemune Zaaka Vincent

Habilleuse et MUAH : Tomoko Fukuchi Miwa Moroki

Palais royal

Photo : Tsubomi photo studio

Kimono et accessoires : Tamao Shigemune Zaaka Vincent

Habilleuse et MUAH : Tomoko Fukuchi Miwa Moroki

 

Pourriture noble
Film noir
« Tu me crois la marée et je suis le déluge »
Le Cœur de la forêt

Photo : Alexandra Banti

Homme ! libre penseur - te crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose :
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tous tes conseils l’univers est absent.

Gérard de Nerval, in Vers dorés

Physalis II
La Dame de pin
Bleu, crème
Memorabilia

Photo : Marion Saupin

Stylisme : Victorian Rehab

Rebecca et Iokanaan

Photo : Charlotte Skurzak

Je t’ai perçu à travers les siècles. Quand la cruche a plongé dans l’eau, je ne voyais plus le désert mais ton visage extatique dans les flots. Je ne voyais plus l’étranger assoiffé, ni mon père, ni la caravane qui me porte maintenant au loin. Je ne vois que ton visage et n’entends que les trois syllabes de ton nom, chantées par l’eau ; Io… ka… naan…

Harusame

Photo : Alexandra Banti

Jeune fille de l’aube

Ton visage pivoine de la brume

S’est détaché

Tokoku

Le Songe

Photo et stylisme : Vivienne Mok

Silhouette au miroir

Photo et stylisme : Vivienne Mok

Van Dyke
Le Trône

Photo : Hampash Loofah

Ta langue à tout jamais doit-elle être scellée,
O sphinx ! Et contre toi n’est-il aucun recours ?
Du point noir d’où je viens au but sombre où je cours
Je sens ta force occulte à tous mes pas mêlée.

Joséphin Soulary, in La Succube

 

Les Dernières fleurs

Photo et stylisme : Vivienne Mok

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu’on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C’était hier l’été ; voici l’automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

Charles Baudelaire, in Chant d’automne

La Baigneuse aux tournesols
La Femme sauvage

Photo : Alexandra Banti

Elle est instruite, mais pas comme nous. Sa science joue avec la graine et le néant ; son œil voit dans les ténèbres où tu te retrouves aveugle. Si tu l’appelles, elle s’enfuit, si tu persistes elle te consume sans guérison. En elle la chasteté côtoie le soufre. Celui qui la regarde correctement retrouve la force, l’inspiration, tout ce qu’il désire et dont il se sentait dépourvu : c’est le joyeux sort du Voyant !

Divination
Santa Maria de Guadalupe
Soombre

Photo : Paul von Borax

Mais je porte haut mon vice, et ma candeur me sauve. J’aime, je caresse, j’étreins, et les déchus ne parviennent à m’étourdir ; j’excite leur désir, devance leurs jouissances ; je me pâme et les attise, les rejette et les retiens ! Leur macabre luxure assaille tous les replis de mon corps, et la mort elle-même s’épuise sur ma chair de lys, entêtante tel un relent d’église…

La Merveilleuse

Photo : Alexandra Banti

Tous avaient déjà vu, enrobé d’un nuage de tulle, le sein de Désirée danser au rythme de son rire, le tétin d’albâtre troubler jusqu’aux esprits les plus sages des salons dont elle foulait les tapis. Elle riait constamment, ou se mordait les mains pour ne pas rire, laissant imprimée derrière les fronts soudain sérieux de cette joyeuse société la trace des dents gravées dans sa chair élastique.

Enfant des cumulus

Photo : Marion Saupin

— Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
— J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages !

Charles Baudelaire, in L’Étranger

Reine des cumulus
Creamy Mami

Photo : Charlotte Skurzak

Dans l’ombre des corps, quelques silhouettes flamboient, le lilas d’une chevelure étincelle, ternissant encore un peu la pâle lumière du néon ; nous marchons, magiciennes du nouveau millénaire, nous chantonnons et notre cœur est chaud, car dans nos bibelots de verre et de plastique scintillent d’antiques secrets de puissance et d’amour.

La Sirène d’or

Photo : Charlotte Skurzak

Les croyances d’antan s’effeuillent une à une,
Tandis qu’à l’horizon suavement pâli,
Un vague appel de cor, un murmure affaibli
Fait vibrer le silence endormi sur la dune.

Jean Lorrain, in L’Étang mort

Whodunit - portrait
Les Odalisques
Les fleurs ont fané

Photo : La RÉTRO Machine

Petit Pierrot triste

Photo : Alexandra Banti

Ce n’est plus le rêveur lunaire du vieil air
Qui riait aux jeux dans les dessus de porte ;
Sa gaîté, comme sa chandelle, hélas ! est morte,
Et son spectre aujourd’hui nous hante, mince et clair.

Paul Verlaine, in Pierrot

La Seine

Photo : Vincent Bernard

Par toi j’aime cette ville maudite, je m’en enivre comme d’un vin capiteux, gras et entêtant, et je vous chanterai tel le rossignol contre le clair rosier ; je vous offrirai mon sang et ma plume, et si une nuit je croise l'ombre de ta vipère, je la saluerai comme on salue les princes.

Le Divan
Ombre et Lumière
La Lune étonnée
Back to Pagan, le Nénuphar

Photo : Alexandra Banti

Stylisme : Clara Maeda

Coiffure : Margaux Genest

Maquillage : Vanessa Brooke

Fleur de velours ou fleur d’eau, perdue entre la matière et le miroir, l’illusion aux multiples bras continue sa danse au gré des courants ; et les fantômes, tour à tour, s’effacent dans l’éclat du lotus, indifférente corolle dans le bourbier des eaux fangeuses.

Madeleine pénitente
Songe d’aniline

Photo : Chloé Deroy

Noire

Photo : Alexandra Banti

Et c’est pour cela, maudite chère enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité, de la fatidique marraine, de la nourrice empoisonneuse de tous les lunatiques.

Charles Baudelaire, in Les Bienfaits de la Lune.

La Visionnaire

Photo : Charlotte Skurzak

Maquillage, coiffure : Ouiche Laurene

Stylisme : Voriagh

Mon frère me saisit le bras, et nous nous avançâmes vers la devineresse, qui sortit de son corsage une feuille de laurier et la mâcha lentement. « Il faut attendre, maintenant. — Combien de temps ? — Je ne sais pas. Je ne m’en souviens jamais. »

Pre-Raphaelite

Photo : Alexandra Banti

Rest, rest, for evermore
Upon a mossy shore;
Rest, rest at the heart’s core
Till time shall cease:
Sleep that no pain shall wake;
Night that no morn shall break
Till joy shall overtake
Her perfect peace.    

Christina Rossetti, in Dream Land.

Été
Strolling in the woods

Photo : Marie Tuonetar

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs

Guillaume Apollinaire, in Automne malade

Lolita Polaroïd
Débora

Photo : Alexandra Banti

Elle parfume sa chevelure, y accroche chaînes et anneaux d’or, délaisse son vêtement pour la robe d’épousée. Son chant s’amplifie, se colore d’une soie grave et chaude dont la richesse des profondeurs en forme les volutes moirées, et résonne maintenant jusqu’aux mondes subtils. De sa voix naissent des anges qui, dansant tout autour d’elle, l’élèvent jusqu’au canal des prophètes, et Débora, toute à son extase, continue de chanter.

Écume
Madonna Caduta

Photo : Charlotte Skurzak

Maquillage et stylisme : Angeline Bertron

Nul ne croira le songe de la vierge, Santa Maria, et les roses de ma mantille finiront calcinées sous la chaux. Mais je garde encore le crâne, et nous irons ensemble, à la chute du jour, danser chez les incrédules.

La Vie antérieure

Photo : Charlotte Skurzak

Mais je ne dirai pas tout haut ce que je la
supplie de m’accorder. Je me hausserai sur
la pointe des pieds et par la fente de
l’écorce je lui confierai mon secret.

Pierre Louÿs, in L'Offrande à la Déesse

Liane, intérieur

Photo : Alexandra Banti

« [...] La Torpille est infiniment mieux que tout cela ; vous avez tous été plus ou moins ses amants, nul ne vous ne peut dire qu’elle a été sa maîtresse ; elle peut toujours vous avoir, vous ne l’aurez jamais. »

Balzac, Splendeurs et Misères des courtisanes.

Liane

Photo : Alexandra Banti

« Vous voilà donc, avec la superbe du lys, la chaîne du joyau autour du cou !
 — C’est que, monsieur, j’y travaille. »

 

Jeune fille II
Jeune fille I
Crescent

Photo : Charlotte Skurzak

Stylisme : Crescent

Sténopé
Le Ruban

Photo : Cyril Sonigo

The Witches’ Tribe.

Direction artistique / coiffure : Margaux Genest

Photo : Marion Saupin

Maquilleuse : Juliette Delasalle

Stylisme : Obso

Selénê

Photo : Alexandra Banti

Alors je te regarde te mouvoir dans ta tranquillité nacrée, te conjurant, ô déesse aux courbes sereines, de soulager ma peine et de soutenir ma plume. Car derrière la pensée d’une fuite libératrice vers les limbes se raidit la fière espérance, au sceptre d’un cristal inaltérable, armée pour la lutte.

Burning
Ophélia, second chant

Photo : Charlotte Skurzak

Je tisse ma couronne de mauvaises herbes, monarque d’un empire flottant où ma présence même est un songe. Là, nul homme pour humilier mon amour et ma raison, mais le repos des simples.

Ophélia, premier chant

Photo : Charlotte Skurzak

Mais… ! À trop me méfier des astres, j’oubliai de me méfier des miens. L’amant, fou et menteur, anéantit d’un mot mes chimères ; un feu moqueur dévorant ses yeux, il attrapa mon visage et y cracha un venin qui, brusquement, consuma mon cœur et ma foi.

L’Oiseau en cage
The Streets Were Almost Empty

Photo : Mlle Clo

Brume : Marie-Antoinette, le Déclin

Photo : Alexandra Banti

Stylisme : Clara Maeda

Coiffure : Margaux Genest

Maquillage : Vanessa Brooke

L’eau sourde dans le bois de Versailles, et l’humidité ronge tes os délicats. La calomnie a achevé l’œuvre du caprice ! Et maintenant, le peuple est en marche. Sens comme ta couronne est lourde des cris de tes sujets ! Ils réclament déjà ton crâne ; bientôt l’Autrichienne dansera sur la pique.

Usagi And Cake
Moon Healing Escalation!
Mnêmosynê

Photo : Alexandra Banti

La plénitude marine, miroir des humeurs célestes, envoûte lorsqu’elle s’obscurcit ; du ciel ou de l’océan on ne peut deviner la limite. Seul le noir règne en maître, de sa profondeur opaque qui semble démontrer l’impuissance de la matière : que l’on y tombe, et la chute deviendrait éternelle ! Mais ce puits a le goût du sel.

Lêthê aux lys

Photo : Marie Tuonetar

Car elle ne connaît que le jour ; chaque crépuscule la replonge au fond  d’un tombeau sculpté de vase et de savoir. Et lorsqu’elle retourne à l’eau s’envolent des nuées de papillons dont les ailes fragiles appellent le baiser des limbes qui déjà se dépose sur l’écume frissonnante.

Lêthê aux camélias

Photo : Marie Tuonetar

L’éternelle échouée se redresse lentement ; sa vie commence avec l’angoisse que cause le vide, et ses larmes tombent sur la roche en perles de quartz dont les insectes butinent l’innocence.

Ziegfield

Photo, MUAH : Alexandra Banti

Μεθυδριάς

Photo : Charlotte Skurzak

Elle existait parmi les milliers de son espèce, grâces sublimes dont les perfections, s’annulant l’une l'autre, ne formaient qu’un désordre charmant de nudités nacrées.

Proserpine

Photo : Charlotte Skurzak

 L’artiste déposa trois pépins entre les lèvres de Proserpine, et elle les avala tour à tour, les yeux mêlés de crépuscule.
Au-dehors, l’ombre purpurine embrasait l’Italie de ses fleurs stériles.

 

Mori ~ 森

Photo : Mlle Clo

Lotus d’ébène

Photo : Aliénor McDenek

Juliette
Pythie [argentique]

Photo : Charlotte Skurzak

Maquillage et stylisme : Angeline Bertron

Car une voix nouvelle et blanche
Échappe de ce corps impur.
Paul Valéry
Pythie

Photo : Charlotte Skurzak

Maquillage et stylisme : Angeline Bertron

Telle, toujours plus tourmentée,
Déraisonne, râle et rugit
La prophétesse fomentée
Par les souffles de l’or rougi.
Paul Valéry
Derrière le voile

Photo : Clémentine Belhomme